vendredi 26 mai 2017

Marie d'en haut - AGNES LEDIG

L’histoire
À trente ans, Marie a un caractère bien trempé et de la ressource. Lorsqu'Olivier, lieutenant de gendarmerie, débarque chez elle sans prévenir pour une enquête de routine, elle n'hésite pas à le ligoter pour lui faire comprendre explicitement qu'il n'est pas le bienvenu.
Mais cette carapace de femme forte dissimule ses fêlures. C'est grâce à Antoine, son meilleur ami, et Suzie, sa fille, que Marie trouve un sens à sa vie.
Et contre toute attente, Olivier va rejoindre le trio. Entre lui et Antoine, la guerre est déclarée. L'enjeu ? Le coeur de Marie.

Mon avis
C’était mon premier roman d’Agnès Ledig. J’en ai d’autres dans ma PàL mais j’ai voulu commencer par le premier qu’elle avait publié (ou en tout cas parmi ce que j’ai dans ma PàL).

Mon ressenti de ce roman est assez compliqué à retranscrire, j’ai du mal à trouver les mots justes. De manière générale, j’ai plutôt bien aimé ma lecture, mais j’ai été gênée par plusieurs aspects de ce roman.

Je vais commencer à vous parler du style d’écriture. Les avis sont plutôt unanimes sur la question, Agnès Ledig a un très beau style d’écriture, une façon de faire passer les émotions. C’est vrai, j’ai beaucoup aimé la lire. J’ai en revanche trouvé qu’elle abusait un peu trop des métaphores tarabiscotées. C’est vrai que de temps en temps, une jolie métaphore donne de la poésie à un ouvrage, ou parfois même de l’humour. Mais à trop en user, on finit par ne plus trop savoir où on en est et de quoi on parle. J’ai plusieurs fois levé les yeux au ciel lorsqu’une nouvelle métaphore apparaissait.

Parlons personnages. J’ai trouvé Marie et Olivier très crédibles et authentiques et pourtant, je ne me suis pas vraiment attachée à eux. Et je pense que c’est là le cœur de mon problème avec ce roman. J’aime m’attacher à mes personnages, avoir envie qu’ils aient une fin heureuse, me sentir impliquée dans l’histoire en fait. Et là, ce n’était pas le cas. Pourtant, ils ne sont pas exaspérants, ou égoïstes, ils sont censés être attachants, mais ça n’a pas pris avec moi.

Ils ont tous les deux de mauvaises expériences avec leurs parents, ils ont tous les deux été blessés par la vie et tous les deux se sont protégés, l’un dans sa solitude, l’autre dans un mauvais caractère. Et malgré ces « handicaps », tout est trop simple pour eux, au point que leur avoir écrit ces passés compliqués n’a plus d’utilité dans l’histoire.


En bref, à mon sens, le roman est plutôt prometteur mais m’a semblé pour ma part un peu trop incohérent ou invraisemblable. J’ai beaucoup d’espoir pour les prochains romans de l’auteure que j’ai à lire ! 

2 commentaires:

  1. Je ne le connais pas, d'Agnès Ledig je n'ai lu q'un seul roman : Juste avant le bonheur que j'ai adoré. Alors celui-ci, pourquoi pas.

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    1. Je te le conseille, même si je n'en ressors pas complètement convaincue, les raisons pour cela me sont complètement personnelles. Il faudra vraiment que je ne tarde pas trop à lire un autre livre de l'auteure, j'ai Pars avec lui et Juste avant le bonheur à attaquer. :)

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