dimanche 27 novembre 2016

3096 jours - NATASCHA KAMPUSCH

L’histoire
Ce livre est l’histoire vraie de la captivité de Natascha Kampusch, enlevée à l’âge de 10 ans et restée captive pendant plus de 8 ans.

Mon avis
J’ai ce livre dans ma PàL depuis quelques mois et le gardais à lire ce mois-ci dans le cadre du challenge « Un genre par mois », puisque le genre du mois était témoignages et biographies. Je lis très peu d’histoires vraies, mon expérience de lecture est complètement différente avec des témoignages et je préfère les lire au compte-gouttes.

Mon expérience de lecture étant atypique, ma chronique le sera aussi. Parce que je ne me sens pas le droit dans ce genre de contexte de parler de l’avancée de l’intrigue ou du style d’écriture de l’auteure. Dans ce genre de récit pour moi, tous ces aspects n’ont pas d’importance, on ne peut pas demander à l’auteure de réécrire son histoire parce que ça ne rythme pas bien son livre. J’admettrai cependant que le récit est parfois décousu, on avance et on recule dans le temps en permanence et je me suis plusieurs fois demandée à quelle période de l’histoire on en était, quel âge elle avait à ce moment-là.

Mais le plus important ici, c’est le contenu du récit. Le message qu’elle veut faire passer. La leçon de vie que donne ce livre. J’ai voulu lire son histoire parce que j’avais entendu parler d’elle à l’époque de sa libération et que j’étais intriguée, j’avais envie de savoir ce qu’il lui était arrivé. J’ai été tour à tour bouleversée, horrifiée et impressionnée. Elle a su faire preuve d’une force de caractère et d’un courage hors du commun pour une petite fille de son âge, qui avait pourtant peu de confiance en elle.

J’ai été d’autant plus touchée par son histoire que Natascha Kampusch, ça aurait pu être moi. Elle a un an de plus que moi, ce qu’il lui est arrivé aurait tout aussi bien pu m’arriver à moi. Et ça nous fait voir notre enfance sous une autre lumière. Peu importe l’enfance et l’adolescence qu’on a pu avoir, on n’a finalement pas été si malheureux que ça. Parce que pendant qu’on se sentait incompris par nos parents, Natascha était prisonnière d’un psychopathe depuis déjà plusieurs années. Alors, il me semblait nécessaire de lire son histoire, apprécier ma chance encore plus. J’ai été outrée des réactions de la police, de la presse et du public lorsqu’elle s’est libérée. Comment peut-on se permettre de persécuter de la sorte une jeune fille qui s’est sortie seule de plus de huit ans d’enfer ? Je crois que je ne comprendrai jamais les journalistes.


En résumé, une lecture difficile et éprouvante, mais tellement nécessaire. 

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