mercredi 20 juillet 2016

La fille de ma meilleure amie - DOROTHY KOOMSON

L’histoire
À trente-deux ans, Kamryn Matika est une assistante marketing énergique et sans complexes à qui tout réussit... En apparence, du moins. En réalité, elle ne s'est jamais remise de la trahison d'Adele, celle qui fut sa meilleure amie au lycée quand tous les autres se moquaient d'elle pour ses rondeurs un peu trop généreuses. Or un soir, champagne aidant, Adele a passé la nuit avec Nate, le fiancé de Kamryn. Depuis, les deux jeunes femmes ne se sont plus jamais parlé. C'est pourquoi Kamryn tombe des nues quand Adele reprend contact. Atteinte d'une leucémie à un stade avancé, Adele sait que ses jours sont comptés. Sa dernière requête est de taille : elle souhaite confier à Kamryn sa petite fille de cinq ans, Tegan... Eberluée, Kamryn s'apprête à refuser. Mais a-t-elle le choix ?

Mon avis
Ce livre était sur ma wishlist depuis des années et j’ai récemment eu l’occasion de l’acheter. Et puis je l’ai tiré de ma bookjar. Je pense que j’aurais attendu encore longtemps avant de me pencher sur ce roman de moi-même, je ne regrette absolument pas de l’avoir tiré au sort, j’ai adoré cette histoire.

C’était émouvant, drôle, triste et enjoué. J’ai trouvé l’écriture très fluide et le roman plutôt bien construit. L’histoire est majoritairement racontée du point de vue de Kamryn, qui se retrouve du jour au lendemain à devoir prendre soin et élever une petite fille de 5 ans. Je dois reconnaître que, si j’ai autant aimé cette histoire, c’est en grande partie parce que je me suis beaucoup identifiée à Kamryn justement.

Kamryn est une femme forte en apparence, mais qui cache beaucoup de fragilité, très réservée et sur la défensive. Une femme aussi qui avait décidé de ne pas avoir d’enfant, tout simplement parce qu’elle n’en voulait pas, que devenir mère n’était pas son objectif de vie, plutôt centré sur sa carrière professionnelle. J’ai ressenti beaucoup d’admiration pour elle tout au long de ma lecture. Bien qu’elle n’ait plus parlé à Adèle depuis 2 ans, elle saute dans un train pour la rejoindre quand tout va mal. Elle hésite à peine à accepter de s’occuper de Tegan, une faveur énorme à demander à quelqu’un ! J’ai trouvé qu’elle se sortait avec brio de sa situation, qu’elle faisait face avec beaucoup de courage et de justesse.

Les personnages secondaires m’ont semblé au final bien fades à côté de ce personnage très fort, j’en ai quand même apprécié certains, notamment Tegan, qui est une petite fille incroyablement courageuse que l’on voit s’épanouir au fil du roman. J’ai aussi aimé Adèle, elle est au final peu présente mais de nombreux souvenirs de Kamryn parlent d’elle et c’est une femme aussi très forte, loyale et courageuse qui a simplement fait une erreur. Je n’ai par contre pas été impressionnée par les personnages masculins de cette histoire.

Mon grand regret de ce roman, et qui m’a empêché de lui attribuer le coup de cœur, c’est le choix de l’auteur d’inclure dans son récit un triangle amoureux. Evidemment, il y a une grande part de romance dans cette histoire, c’est attendu et prévisible, mais il n’est pas nécessaire de donner à Kamryn 2 prétendants d’un coup. Ses hésitations dans la dernière partie du roman m’ont exaspérée. Je l’aime. Non, je ne l’aime pas j’aime l’autre. Oui mais l’autre n’est pas comme ci. Infernal. Je ne suis absolument pas contre le fait de poser des obstacles à une relation amoureuse dans un roman, mais y inclure un deuxième prétendant, pour moi, c’est la solution de facilité pour l’auteur. Les obstacles peuvent venir d’autres éléments : géographie, rêves, aspirations, travail… Heureusement, ce n’est pas le thème principal du livre et prend une place moindre.


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