mercredi 1 mars 2017

Le coeur des louves - STEPHANE SERVANT

L’histoire
Célia revient vivre dans la maison de sa grand-mère, morte depuis des années, au cœur d’un village perdu dans les montagnes avec sa mère, une écrivaine à succès en panne d'écriture. Leur retour est mal vécu par certains, comme s'il ravivait de vieilles histoires enfouies. Le coeur des louves est un roman impressionnant, flirtant avec le fantastique pour décortiquer les secrets d'une communauté fermée sur elle-même.

Mon avis
J’ai lu ce livre en fin de mois dans le cadre d’une lecture commune organisée sur Livraddict. L’opportunité était belle puisque j’avais le livre dans ma PàL depuis quelques mois et j’attendais une bonne raison de l’en sortir. Ce livre, je l’avais acquis après la chronique très élogieuse qu’en avait fait Margaud Liseuse sur sa chaine et sur son blog l’année dernière.

Je ne vais pas tourner mille ans autour du pot. J’ai vraiment détesté ce roman. Je l’ai lu en deux jours, à une vitesse folle, parce que j’avais tellement hâte de le terminer, de mettre fin au supplice. On pourrait se demander pourquoi j’ai persisté, j’ai abandonné des livres parfois pour moins que ça. Mais les critiques étaient tellement élogieuses, j’attendais d’avoir moi aussi ce déclic, ce coup de foudre. Et puis, je tenais à l’avoir lu intégralement pour pouvoir participer à la lecture commune.

Bon, c’est pas le tout de dire « j’aime pas », je vais vous expliquer ce qui m’a déplu quand même. Ca commence d’emblée avec notre héroïne, Célia. Dès le départ, je l’ai trouvée antipathique et ce sentiment ne s’est pas atténué au fil des pages. Elle s’apitoie sur son sort en permanence, est égocentrique et limite psychopathe quand même. Des traits de caractère qui se sont d’autant plus développés au fur et à mesure qu’elle se rapprochait de son amie Alice, qui elle, n’est vraiment pas nette. On peut probablement argumenter que ce sont des caractéristiques classiques chez des adolescentes, et ce n’est pas faux, mais pour ma part, je les ai toutes les deux prises en grippe.

D’autre part, je ne me suis pas sentie à l’aise dans cet univers qui était vraiment très particulier, très froid, presque indéfinissable. Ce petit village où tout le monde se connait, cette persécution que subissent les personnages, je n’ai pas accroché, c’était malsain, intense, voire parfois franchement incompréhensible. Je n’ai par exemple pas bien saisi ce qu’il se passe quand les filles mettent les peaux de louve. Je ne veux pas en dire pour ne pas vous spoiler, mais ces passages m’ont laissée dans le flou complet, et j’ai fini par simplement les lire en diagonale, puisque je n’arrivais pas à leur donner de sens.

Je pense qu’avec ces deux gros points négatifs, on a fait le tour de tout ce qui m’a déplu dans ce roman. Je note quand même deux points positifs, même si ce n’est pas suffisant pour relever mon opinion de ce roman :
-          J’ai beaucoup aimé Tina, la grand-mère de Célia et découvrir son histoire
-          Le style d’écriture de l’auteur est très particulier. Et indépendamment du fait que je n’ai malheureusement pas tout compris de son histoire, il faut reconnaître qu’il écrit d’une façon très poétique. Pour un roman jeunesse, j’ai trouvé que le style était quand même très développé et fourni par rapport à ce qu’on trouve habituellement dans ce genre.


Je suis donc ressortie de cette lecture infiniment déçue, où le sentiment principal qui me reste c’est de l’incompréhension : je n’ai pas compris ce roman, cette histoire, ces personnages… Ce n’était pas fait pour moi. Il me reste deux livres de l’auteur dans ma PàL, je ne sais pas trop quoi en faire, je suis en tout cas très réticente à les lire maintenant, car même si j’ai aimé sa plume, je crains de me retrouver dans un univers similaire. 

  

1 commentaire:

  1. Coucou !

    Je viens de voir ton avis, c'est dommage que tu n'aies pas accroché. Personnellement, j'ai bien aimé, même si ce n'est pas un coup de cœur. Je ne sais pas quels sont les deux autres romans de Stéphane Servant que tu as dans ta PAL mais, si la Langue des Bêtes est l'un d'eux, tente le coup. Je sais que beaucoup ont a-do-ré ce roman, alors que le Cœur des Louves les a laissés un peu perdus et mitigés. On retrouve l'univers un peu sombre et des sujets durs, le côté un peu fantastique, mystique qu'on ne comprend pas tout à fait, mais qui est très métaphorique et pourtant assez compréhensible — beaucoup plus que l'histoire des louves, j'ai trouvé. La violence des Hommes est ici aussi, mais différemment — quand dans les Louves c'est du pur harcèlement et de l'abus à son paroxysme, dans les Bêtes c'est autre chose, c'est la violence des Hommes au travers des machines qui dévorent tout sur leur passage, ce sont les forêts qui meurent et les buildings qui poussent... Il y a toujours ce ravin entre la vie civilisée et la vie sauvage, déjà présent dans les Louves, mais de façon plus... pas "subtile", mais moins... étrange, peut-être ? En bref, la Langue des Bêtes a été un coup de cœur pour moi et, honnêtement, si tu dois donner une seconde chance à l'auteur, pour moi ce serait avec celui-ci. :)

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