samedi 25 février 2017

Easy - TAMMARA WEBBER

L’histoire
L'année commence mal pour Jackie : son copain, qu'elle avait suivi à la fac, l'a plaquée, ses amis se sont détournés d'elle, et son semestre semble plus que mal parti. A priori, ça ne pouvait pas être pire, et pourtant...
Un soir, un mystérieux jeune homme la tire d'un très mauvais pas. Jusqu'alors, Jackie ne l'avait jamais remarqué : désormais, il se trouve constamment sur son chemin. Et si la simple vue de ce garçon suffit à éveiller des images qu'elle préférerait laisser enfouies à tout jamais, sa présence silencieuse n'en aiguise pas moins sa curiosité...

Mon avis
J’ai décidé de sortir ce roman de ma PàL grâce à un item éphémère du Challenge « La coupe des 4 maisons » spécial St Valentin ; il me fallait un roman avec un cœur sur la couverture ou le mot cœur dans le titre. Je crois que j’aurais difficilement pu mieux faire !

Je me suis lancée dans ma lecture sans trop savoir à quoi m’attendre. Disons que je savais qu’il s’agissait d’une romance de type new adult, j’avais aussi relu le résumé au dos, mais qui ne révèle pas grand-chose et je n’ai pas relu la moindre chronique.

Grand bien m’en a pris, si j’avais eu l’esprit embrouillé par trop d’éloges, j’aurais été déçue. Mais là, sans la moindre arrière-pensée et aucune attente particulière, j’ai plutôt apprécié ma lecture. Alors l’histoire n’est pas transcendante mais j’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman. J’ai beaucoup apprécié certains choix de narration pris par l’auteure, qui n’a pas suivi le schéma classique d’une héroïne brisée en début de roman, pour on ne sait quelle raison. Une héroïne qui va faire des allusions à son passé difficile sans jamais dire exactement ce qu’il en est pour au final tout raconter en milieu de roman. C’était exactement ce que je pensais trouver et je n’ai rien eu tout ça pour mon plus grand plaisir. Je n’ai pas eu besoin de ce mystère pour me faire avancer dans ma lecture.

Parlons un peu des personnages. Là aussi, ils ne sont pas exceptionnels, aucun ne m’a particulièrement touchée, et pourtant, je les ai tous appréciés. Jacqueline, l’héroïne, est une fille banale, parfois un peu énervante, mais que j’ai beaucoup appréciée parce qu’elle est crédible. J’ai été très impressionnée aussi par sa meilleure amie, Erin, qui fait preuve d’une loyauté exceptionnelle envers Jacqueline. J’ai été très touchée par l’histoire de Lucas qui est un personnage que j’ai beaucoup aimé, même si lui m’a semblé en revanche un peu trop parfait.

Au final, je me rends compte, au fur et à mesure que j’écris cette chronique, que le contexte de cette histoire est d’une banalité affligeante. Mais c’est pour mieux saisir le message que veut faire passer Tammara Webber. Parce que le sujet difficile au cœur de ce roman, c’est le viol. Et j’ai trouvé que le sujet était amené et traité de façon parfaite.

Le roman aborde tous les aspects qui font souvent débat quand il est question de viol : la honte, le silence, le consentement, la défense. J’ai été très marquée par une scène au milieu du roman où plusieurs filles appartenant à une sororité se réunissent parce que l’une d’entre elles a été victime d’un viol. Et qu’au cours du débat qui suit, plusieurs filles émettent des doutes sur le fait qu’on puisse qualifier de viol ce qui lui est arrivé.

Il est déjà inadmissible que les hommes remettent en question cette notion, mais les filles ne devraient pas être influencées par ces façons de penser, cette question ne devrait même pas se poser. Et je sais que cette scène est un reflet parfait de véritables situations. Et pour ça, ce roman est très fort. Il met en scène des situations crédibles, parfois exagérées, pour nous faire réfléchir. Et nous faire réaliser la stupidité de certains arguments.


En bref, une lecture aux apparences banales, mais un message à lire, entendre, comprendre et diffuser ! 

  

1 commentaire:

  1. Tu as très bien fait de le lire sans être influencée par des chroniques, ce roman m'avait un peu déçue à cause de ça, alors que les thèmes abordés sont plutôt forts et que finalement, il n'est pas si mal que ça.

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