mardi 30 août 2016

Ne lâche pas ma main - MICHEL BUSSI

L’histoire
En vacances sur l'île de la Réunion, Martial perd sa femme assassinée. Devenu le suspect numéro 1, il fuit avec sa fille de six ans. Poursuivi, traqué, il doit s'en sortir pour prouver son innocence...

Mon avis
J’ai sorti ce livre de ma PàL dans le cadre de ma participation au dernier Week-end à 1000. J’avais la quasi-certitude que ce serait une lecture addictive et rapide, je n’ai pas été déçue.

J’ai beaucoup apprécié ce roman, mon deuxième de l’auteur après Un avion sans elle. Encore une fois, le rythme était haletant, l’intrigue très bien ficelée, encore une vraie réussite selon moi.

On suit pendant le roman les points de vue de nombreux personnages, principalement Martial, sa fille et les 2 policiers principaux chargés de l’enquête sur la disparition de Liane, la femme de Martial. Je n’ai pas du tout été dérangée par cette profusion de narrateurs et points de vue, les transitions étaient claires et on savait toujours à qui on avait affaire.

Michel Bussi a inclus dans son récit des expressions et idiomes typiques de La Réunion, avec des notes en pied de page pour nous en expliquer le sens. Même si je comprends l’utilité de procéder de la sorte et je reconnais que ça rend son récit plus authentique, j’ai été plus gênée qu’autre chose de devoir aller lire les notes à chaque fois, surtout que je ne les retenais pas et que, si le mot était utilisé une nouvelle fois dans le récit, je n’avais plus sa définition. Je ne cautionne pas vraiment non plus l’usage excessif de vulgarités dans le récit, notamment dans le dialogue. Là aussi, j’imagine bien que ce type de vocabulaire est choisi dans un souci d’authenticité, mais vraiment, je ne trouve pas que ce soit indispensable. On peut facilement exprimer le même ressenti avec un « Putain » ou un « Bon sang » à mon sens. Ce n’est pas du tout rédhibitoire mais je trouve ça dommage de tomber dans ce genre de facilité.

Au-delà de ça, l’intrigue était encore une fois hautement addictive, avec un suspens étouffant. J’ai cette fois été complètement prise au dépourvu par le dénouement de l’histoire que je n’ai absolument pas vu venir. En aucun cas je n’aurais pu anticiper quelque chose d’aussi tordu, donc, très bon point pour moi.

Par contre, encore une fois, je ne me suis attachée à aucun des personnages de ce récit. Il est difficile de s’attacher à Martial puisqu’on passe l’intégralité du roman à le soupçonner du meurtre de sa femme. Sa fille est dès le départ décrite comme étant une petite peste et je n’ai bizarrement pas pu aller au-delà de ce jugement initial, même si elle s’avère au fil du récit être une petite fille très futée et très brave ! Quant aux deux policiers, ils étaient tellement caricaturés qu’ils ne m’ont vraiment pas intéressée.


Encore une fois, c’est l’intrigue incroyablement bien menée et le rythme à couper le souffle du roman qui m’ont fait apprécier ma lecture, je n’ai quand même pas été absorbée cette fois-ci autant qu’avec Un avion sans elle

  

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