lundi 11 juillet 2016

Les tournesols de Jérusalem - EVELYNE DRESS

L’histoire
1897. Ana Gizerman a vingt ans lorsqu'elle rencontre pour la première fois Lucien Dupuis. Convaincus d'être les deux moitiés d'une seule et même âme, ils se marient en dépit de leurs différences sociales et religieuses : Ana est la fille d'un violoniste juif mondialement connu ; Lucien, le fils d'un riche négociant en vin bordelais, catholique. Le couple mène alors une vie insouciante dans le tourbillon du Tout-Paris littéraire et artistique. Mais ce bonheur, pimenté d'une troublante connivence érotique, est brutalement remis en question Ana est atteinte d'une méningite, à l'époque incurable. Condamnée par la science, elle se rend à Lourdes. Lucien jure de renoncer à leur existence de luxure si la Vierge sauve Ana. Un serment qui va les entraîner, pris dans une aventure spirituelle et amoureuse, aux portes de Jérusalem...

Mon avis
Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler d’un abandon. J’ai ce livre dans ma PàL depuis des lustres, ne me souviens pas du tout dans quelles circonstances je l’ai acheté. Et puis ce mois-ci, c’est le livre que j’ai tiré de la bookjar alors je me suis lancée.

J’ai dès le début été assez mitigée sur ce que je lisais. Le récit est raconté à la première personne, du point de vue d’Ana, une fille venant d’une riche famille, habituée à vivre dans le luxe et à fréquenter les personnalités les plus en vue. C’est la première chose qui m’a dérangée, l’auteure met un point d’honneur à répéter sans cesse qu’Ana fréquente Marcel Proust, Emile Zola, Anne de Noailles… C’était peut-être une façon de bien accentuer la différence avec sa vie après, mais moi, ça m’a vite embêtée.

J’ai aussi été gênée par la relation d’Ana et Lucien, qui sont attirés l’un à l’autre parce qu’ils se ressemblent énormément, physiquement. Je trouve ça super malsain. Il faut être tellement narcissique pour tomber amoureux de quelqu’un dans ces conditions, c’était désagréable à lire.

Et puis Ana tombe gravement malade, se rend à Lourdes où elle est miraculeusement guérie (non, je ne vous spoile pas, c’est dans le résumé, et c’est une information très rapidement donnée dans le livre). Après ça, Ana décide de se convertir au catholicisme car elle est persuadée que c’est cette différence religieuse entre elle et son mari qui est à l’origine de sa maladie. Lucien a quant à lui fait vœu de vivre différemment et ne plus vivre dans le péché si Ana est sauvée. De là démarre tout un tas de débats religieux suivis par des pélerinages.


J’ai finalement abandonné quand ils ont décidé, arrivé au bout du premier pèlerinage, d’enchaîner sur un deuxième. Ca ne me dérange pas qu’il y ait de la religion dans un récit, quand elle complète une histoire, mais quand elle est au cœur des événements, c’est trop pour moi. Les récits de pèlerinage ne m’intéressent  pas, les personnages n’ont pas suffisamment retenu mon attention pour que j’aie envie de savoir ce que la vie leur réserve. J’ai donc reposé mon livre au bout de la 120ème page. Sans regret. 

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